L’île Maurice, un paradis fiscal ?

Après s’être illustré comme étant un véritable éden paradisiaque pour des milliers de touristes, l’Ile Maurice a réussi à séduire de nombreux investisseurs et autres entrepreneurs, devenant, en quelques années, un centre financier offshore reconnu pour ses multiples attraits à l’égard des entreprises.

Un formalisme et une législation, simplifiés à l’extrême.

En créant une société offshore sur l’île Maurice, l’objectif n’est pas de profiter des charmes touristiques de cette île de l’Océan Indien. Pour bénéficier de tous ces avantages, il faut du reste, que l’entreprise créée n’exerce pas son activité sur le territoire mauricien. Les frais de constitution d’une société offshore sont réduits au maximum, et il ne faut pas plus de deux jours pour créer une telle structure. D’autre part, la législation mauricienne, constituée sur un mélange des modèles français et britanniques, n’implique aucun contrôle, ne contraignant, par exemple, pas les entreprises offshore à la tenue de comptes ou de livres comptables. Même l’ouverture d’un compte bancaire sur l’île reste facultative, alors que dans le même temps, la législation du pays permet une totale confidentialité des identités du ou des créateur(s).

Une fiscalité plus qu’avantageuse pour les entreprises.

Mais, les avantages d’une société offshore sur l’île Maurice ne se limitent pas à ces seuls éléments, puisque la fiscalité est presque supprimée sur tout le territoire. A condition que l’entreprise n’exerce aucune activité sur le territoire, l’entreprise n’est soumise à aucune fiscalité. Les impôts sur les bénéfices et autres taxes professionnelles n’existent pas sur l’île. Seule, une taxe annuelle modique, qui n’est pas basée sur le chiffre d’affaires, sera réclamée par l’Etat mauricien. Cette absence d’imposition concerne aussi bien l’entreprise, que les actionnaires de cette dernière. Ainsi, si il n’existe aucun droits de succession sur la cession des actions détenues, les associés n’auront pas non plus à s’acquitter d’une quelconque imposition sur leur bénéfices, versés sous formes de dividendes.

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